Longtemps connu comme étant l’accompagnement phare de nos petits déjeuners, la confiture s’invite aussi dans nos goûters et parfois même aux déjeuners et dîners. C’est une véritable gourmandise dont raffolent les enfants, mais savez-vous réellement ce qu’il contient et ses différentes déclinaisons ?

Petite rétrospective de la confiture

La confiture n’est aucunement un produit de l’ère contemporaine, mais elle est vieille de plusieurs siècles déjà.

  • Méthode de conservation :

Pline l’Ancien est le premier à l’avoir évoqué dans son Histoire Naturelle, un livre qui présente les différentes recettes de conservations utilisées à son époque, soit en 73 après J.C. selon ce livre, les habitants d’antan ont utilisé la cuisson dans du miel, du sirop ou du vin pour conserver certains aliments.

  • Fruits cuits :

Vers le quatrième siècle, Palladius évoque dans le De Re Rustica, son traité sur l’agriculture quelques recettes de fruits cuits.

  • Confiture :

Vers l’an mil, les Arabes introduisent en Europe le sucre de canne cristallisé et les confitures connaissent alors un renouveau. C’est au Moyen âge que le terme « confiture » est apparu, mais avant cette ère, on l’appelait électuaire. À partir de cette époque, la confiture se présente donc comme une confiserie fabriquée à partir d’aliments cuits dans du sucre, dans du miel ou dans du sirop. Elle devient rapidement un produit noble et de luxe et plusieurs recettes sont venues agrémenter les banquets médiévaux.

  • Popularisation :

Au début du 19ème siècle, le sucre de betterave a été découverte et la confiture a alors commencé à se banaliser. Toutes les classes sociales y ont eu droit et depuis cette époque jusqu’à aujourd’hui, la confiture est devenue un produit populaire et une véritable gourmandise.

confiture

La fabrication de la confiture

La recette classique veut que la quantité de sucre utilisée soit la même que celle des fruits à cuire. Ainsi, pour préparer une confiture, il suffit de faire bouillir les fruits de votre choix dans de l’eau et du sucre. La confiture est prête lorsque le mélange aura épaissi.

Pour la faire cuire, une casserole quelconque suffit, toutefois, il y a aussi ce qu’on appelle bassine à confiture. Cet ustensile est généralement fabriqué en cuivre et il est un peu évasé vers le haut pour permettre l’évaporation de l’eau que contiennent les fruits. Les habitants d’antan ont choisi ce matériel parce que le cuivre facilite la gélification des molécules de pectines contenues dans les fruits.

Il faut savoir que certains fruits sont pauvres en pectine, donc pour permettre la gélification, il faut ajouter au mélange de la pectine ou des gélifiants naturels tels que l’agar-agar. Cela vous permettra d’avoir une confiture à la texture gélatineuse.

 

La conservation de la confiture

Les confitures se gardent dans des pots étanches et stérilisés. Pour que la confiture puisse être gardée quelques années, il est important que le pot soit totalement étanche. Pour le vérifier, dès que la confiture sera sortie du feu, transvasez-la dans les pots et vissez bien les couvercles. Retournez les pots jusqu’à ce que la confiture refroidisse et si le couvercle adopte un aspect légèrement courbé vers l’intérieur, le pot est bien étanche. Le produit, tant qu’il n’est pas ouvert, peut être ainsi gardé une année ou plus, mais il faut le conserver à l’abri de la lumière et de la chaleur. Lorsque le pot a été entamé, il faut que le pot soit conservé au réfrigérateur et généralement, il est possible de le garder encore six ou huit semaines.

 

Intérêt nutritionnel de la confiture

Cette méthode permet la conservation des fruits, toutefois, il faut noter que la confiture est un produit qui a une valeur nutritionnelle faible étant donné que les fruits perdent toutes leurs vitamines durant la cuisson. Même si on a l’habitude de la consommer au petit déjeuner, elle ne fournit donc aucune valeur énergétique importante. Elle reste un simple plaisir de nos papilles.

Les lois régissant la confiture

À partir du Moyen âge, tous les aliments cuits dans du sucre sont appelés confiture. La règle n’est toutefois plus la même depuis que la loi s’en est mêlée. En effet, la confiture est aujourd’hui régie par des lois spécifiques et selon elle :

Est confiture tous les produits contenant 55% de sucre (sucre + sucre des fruits) après cuisson et 35g de fruits au minimum avec 100g de fruits incorporés avant cuisson.

Ensuite, est confiture allégée tous les produits contenant 42% à 45% de sucre après cuisson et 50g de fruits avant cuisson.

Puis, est confiture haut de gamme, tous les produits qui contenant plus de fruits que le minimum imposé par la loi. La quantité ne doit toutefois pas dépasser les 65% au risque de se retrouver avec une confiture de mauvaise qualité.

Enfin, est confiture extra tous les produits contenant au minimum 45% de fruits.

 

Les différentes variantes de la confiture

Tous les produits proches de la confiture qui ne respectent pas ces règles sont donc appelés différemment. On cite :

  • La compote dont la quantité de sucre utilisée n’est pas la même que celle des fruits.
  • La gelée qui ne contient pas de pulpe de fruits.
  • La marmelade qui est une gelée contenant toutefois quelques morceaux de fruits (20ù au minimum).
  • Le confit de fleurs qui a comme ingrédient principal les fleurs.
  • La pâte de fruits qui est obtenue à partir des pulpes de fruits les plus riches en pectine.
  • Les chutneys qui ont un goût aigre-doux.